Le Nouvelliste: LEAD: L’alliage Payant du Financement et de l’assistance Technique des PME

Le Nouvelliste
Sous les auspices de la PADF, des entrepreneurs de Port-au-Prince, de St-Marc et du Cap-Haïtien ont eu une matinée d’échanges la semaine écoulée avec des représentants d’institutions de la sphère, notamment le ministère des Finances, le CFI, etc. Il s’agit pour les responsables du projet LEAD, financé par l’USAID et implémenté par la PADF, de créer une synergie entre entrepreneurs et les institutions partenaires du secteur financier.

32 chefs de PME ont participé à une matinée d’échanges et de formation la semaine écoulée . Cet événement, auquel ont pris part également des représentants d’institutions financières, de consultants et de firmes de services au PME, s’inscrit dans le sillage d’une assistance technique et d’une plateforme d’échanges à l’intention des entreprises bénéficiaires du projet LEAD, selon la directrice du projet, Nadia Cherrouk, qui espère reproduire ce format. Cet échange poursuit également l’objectif d’un réseautage entre les entreprises aux fins de créer des opportunités de collaboration, ou d’échange de produits. Il s’agit pour la PADF de concrétiser l’un des voletsphare du projet LEAD, financé par la USAID et implémenté par la PADF, qu’est l’assistance technique.

« Le programme a débuté en juillet 2011 et vient en appui aux PME. Nous offrons une assistance financière et une assistance technique. L’assistance financière est donnée à travers un véhicule de compétition de plans d’affaires. Les meilleurs plans d’affaires sont financés. Pour le volet de l’assistante technique, le projet offre une assistance dans la gestion, la comptabilité, la production, etc. Tous ces efforts sont faits pour que le PME devienne beaucoup plus bancable, pour qu’elle puisse avoir accès à travers des institutions financières », a expliqué celle qui est également directeur pays de la PADF.

En marge de l’activité, Herrick Dessources, représentant du ministère du Commerce et de l’Industrie, n’a pas tari d’éloges sur ce projet ainsi que cette plateforme d’échange initiée par la PADF. Selon lui, ce projet rejoint l’une des prérogatives du MCI consistant à promouvoir le développement des entreprises dans le pays  « Toutes les institutions œuvrant dans ce domaine nous viennent en appui. Le ministère du Commerce a répondu à l’appel car il estime que ce projet vient en aide au MCI, qui prend à cœur le développement et l’accompagnement des PME », a indiqué celui qui coordonne le service de gestion des microparcs au MCI.  

M. Dessources espère que les entrepreneurs pourront venir au ministère afin de découvrir l’ensemble des outils disponibles pour appuyer la création et le développement des entreprises. « Nous cherchons des entrepreneurs, notamment dans les filières prioritaires comme l’agro-industrie, la mécanique, la manufacture et la biotechnologie », fait-il savoir.

Le SOGEPA, une entreprise exportant le cacao vers les États-Unis, fait partie des 10 premières bénéficiaires de ce programme qui accompagne actuellement 32 entreprises et qui projette d’en accompagner 50. Le patron du SOGEPA, qui souligne que le projet a permis à son entreprise d’embaucher plus de personnes et améliorer sa capacité de production, se montre très satisfait des retombées de cette matinée d’échanges. « Nous avons reçu beaucoup d’informations ce matin, notamment en ce qui concerne le ministère du Commerce, le CFI, etc. Ces informations concernent les plans de développement et d’accompagnement, que nous ignorions auparavant. Nous savons maintenant que nous pouvons en bénéficier », affirme Yves Laurent, qui explique que cette occasion lui a permis d’être au parfum des difficultés que rencontrent ses confrères entrepreneurs et aussi de partager les siennes. « C’est en partageant les défis qu’on parviendra à trouver les pistes de solutions », argue-t-il.  

Même son de cloche pour le patron de la boulangerie de l’Enfant Jésus qui se montre très satisfait des retombées de la participation de son entreprise à ce projet. Son entreprise crée 30 emplois directs et plus de 300 emplois indirects. « Ce projet nous a été d’un grand support. Il nous a permis de démarrer beaucoup plus vite et de moderniser ce qu’on a. On est en train de travailler sur la standardisation du local et du produit qu’on offre. Sans LEAD, cela aurait pris beaucoup plus de temps. On pense déjà à répondre aux normes internationales de la fabrication du pain », détaille-t-il, se félicitant de la qualité du produit que son entreprise offre sur le marché.  

LEAD  est un programme financé par l’USAID et implémenté par la PADF. Il vise  à encourager les  investissements  de petites et moyennes entreprises basées  en Haïti, notamment à Port-au-Prince, à St-Marc et au Cap-Haïtien.