Aider Les Victimes du Tremblement de Terre en Haiti a Retourner Chez Eux en Toute Securite
La réparation des maisons endommagées par le séisme en Haïti a redonné suffisamment confiance à des milliers de familles pour que celles-ci retournent dans leur foyer. Mais ce retour n’est qu’une première étape.
L’après 12 janvier 2010
Après le tremblement de terre dévastateur de 2010, Port-au-Prince semblait entièrement détruit. Mais lorsque les équipes de PADF ont commencé à creuser dans les décombres, elles ont réalisé que de nombreux bâtiments pouvaient être réparés. Pour chaque bâtiment qui s'était effondré, on en découvrait d’autres qui même endommagés étaient malgré tout réparables. La Fondation a alors réalisé que les gens restaient dans les camps, non pas parce que leur maison s'était écroulée, mais parce qu'ils avaient peur d’y retourner.
Survivants
La première nuit qui a suivi le séisme, Marie Edith St-Hilaire, 63 ans, artisane brodeuse, l’a passée sous une tente dans un camp à proximité de Léogâne. Elle y est restée 15 jours. «Quand il pleuvait l'eau entrait à l'intérieur de la tente. Il faisait chaud et il faisait froid en même temps. C’était des moments très difficiles».
Face aux conditions de vie difficiles des camps, Marie rentra chez elle. Elle planta une tente à quelques mètres de sa porte d'entrée, ayant entendu dire qu’un nouveau séisme pouvait se produire à n’importe quel moment dans les semaines à venir. Angoissée à l’idée de retourner à l’intérieur de sa maison, elle passa six mois sous une tente, juste devant celle-ci.
L'évaluation des dommages
Pour redonner confiance aux gens afin qu’ils puissent retourner dans leurs maisons, PADF a travaillé avec le Ministère des Travaux Publics (MTPTC) et Miyamoto International, une firme d'ingénierie sismique, pour développer un programme d'inspection des maisons à travers Port-au-Prince et Léogâne.
Un système d’identification et de classification par niveau d’endommagement a été mis en place en utilisant un code couleurs : les maisons marquées en vert pouvaient immédiatement être réintégrées ; la couleur jaune indiquait qu’elles étaient endommagées mais encore stables donc réparables ; le rouge indiquait que les maisons devaient être démolies. PADF a immédiatement formé des ingénieurs haïtiens dans l’évaluation des maisons. Le projet a été soutenu par le Bureau International d’Assistance pour les Désastres de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID/OFDA).
Dans un article, le magazine The Economist a souligné la qualité du projet, a valorisé les efforts déployés par le gouvernement haïtien après le séisme et qualifié ceux-ci d’exceptionnels. Un soutien supplémentaire par l'ONU et la Banque Mondiale a permis d’évaluer 412,000 bâtiments.
PADF a assisté des centaines de milliers de personnes pour retourner chez elles. Il s'est avéré que 220,000 des structures évaluées pouvaient être habitées en toute sécurité. Cela a encouragé le retour immédiat de milliers de victimes dans leur foyer. Les 400 ingénieurs haïtiens qui ont inspecté les maisons étaient en mesure d'étudier l'impact du tremblement de terre sur les différentes structures. Ils ont pu comprendre pourquoi certaines avaient résisté et d’autres pas. Ils sont aujourd’hui mieux préparés pour construire dans les normes.
Réparation des maisons
PADF a également identifié par le marquage en jaune, 90,000 maisons endommagées. Ces maisons ainsi identifiées peuvent être réparées à un coût relativement faible. En étroite collaboration avec le gouvernement Haïtien et Miyamoto International, PADF a rédigé un manuel complet de réparation. Nathanaël Legouté Jr, 27 ans, ingénieur auprès du Ministère des Travaux publics en Haïti, observe : « Le guide permet réellement de normaliser la façon dont les réparations sont effectuées. On remarque par exemple que les structures murales sont maintenant 300 fois plus solides. »
PADF a donc commencé à former maçons et entrepreneurs à ces nouvelles techniques et à travailler avec des fournisseurs locaux de blocs, de sable, et d’éléments de construction afin de standardiser toute la chaîne de construction.
La Fondation a commencé à réparer des maisons endommagées. Ses techniques se sont de plus en plus améliorées au fur et à mesure des réparations. On a observé des maçons refaire des murs afin de s’assurer que les réparations étaient faites dans les normes. PADF a également travaillé étroitement avec les ingénieurs du Ministère des Travaux Publics afin de les assister dans la supervision des travaux.
À ce jour, PADF a réparé plus de 7.000 maisons à travers Port-au-Prince et Léogâne et a formé 900 maçons et 14 entrepreneurs aux techniques de construction de qualité. Aujourd’hui, ce sont ces Haïtiens qui reconstruisent Haïti.
Regard vers l'avenir
La réparation des maisons n'est que la première étape vers la reconstruction du pays. Les victimes du séisme ont besoin d'un endroit sûr pour vivre, mais aussi d’habiter des quartiers avec des meilleures infrastructures, tout comme ils ont besoin d’emplois. PADF a besoin de votre aide pour passer de la réparation des maisons à l’amélioration et à la reconstruction des quartiers, ainsi qu’à l’amélioration des moyens de subsistance économique.
Votre générosité permettra de renforcer le soutiendéjà reçu d'autres personnes, des entreprises et des bailleurs de fonds institutionnels tels que l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et la Banque Mondiale. Cela permettra également de contribuer à lever un million de dollars américains (1, 000,000 $) par an, représentant la contrepartie requise pour le décaissement des 50 millions de dollars américains sur trois ans reçus de la Banque Mondiale et d’autres partenaires financiers.
Regardez-vous cette video qui montre le travail de la PADF avec son partenaire Caterpillar.






